Site mis à jour le 05/07/2010

Ahmed Amin Salem

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Le lycée Français est issu de la fusion  le 27 avril 2007 (approbation des statuts de la nouvelle Association des Parents d' Élèves du L.F.D) de l’école Française Dolto inaugurée en 1978 et du lycée Français Joseph Kessel de Djibouti fondé en 1991.

C’est un établissement de droit Djiboutien, géré par une association à but non lucratif dénommée « Association des Parents d'Elèves du lycée Joseph Kessel de Djibouti »

Cette Association, constituée dans le cadre de l’accord de coopération en matière de culture et d’enseignement, signé le 30 janvier 1987 entre le gouvernement de la République Française et le gouvernement de la République de Djibouti, dont le but est de promouvoir les intérêts moraux et matériels des élèves, s’interdit toute préoccupation politique ou religieuse ainsi que toute immixtion dans des domaines relevant de la compétence des autorités françaises ou Djiboutiennes.

Le lycée français de Djibouti dispense un enseignement du premier degré et du second degré conforme aux programmes et aux principes d’organisation pédagogique et éducative applicable en France dans l’enseignement public. Pour cette raison il figure sur la liste des établissements scolaires homologués publiées par le Ministère français de l’Education Nationale.

En outre le lycée français de Djibouti est lié à l’Agence pour l’Enseignement Français à l'Etranger par une convention qui définit ses règles de gestion administrative, budgétaire et financière, dans le respect de la législation locale.
Le Lycée Français de Djibouti scolarise un peu plus de 1900 élèves de la classe de maternelle à la classe de terminale, comprenant une majorité d’élèves ne présentant pas des caractéristiques différentes de celles des élèves d’un établissement scolaire public en France où toutes les couches sociales de la population sont représentées. Le programme français y est appliqué et ses exigences reconnues conformément à la réglementation.

Cependant des spécificités apparaissent:

- rotation importante des élèves due à la brièveté des contrats d’expatriation.

- scolarisation d’élèves dont la langue maternelle n’est pas le français et / ou qui ne pratiquent pas le français dans le milieu familial.

- accueil d’élèves venant de classes de remediation du 1° cycle (4° aide et soutien spécifique. 3° préparation à la voie professionnelle, Seconde d’enseignement général spécialisé..) ou orientés dans l’enseignement professionnel ou technologique ne relevant pas de l’enseignement général ou technologique (STG) du lycée français de Djibouti

- demandes d’inscription d’élèves ne présentant pas le niveau requis pour un transfert dans le cursus français.

Des réponses techniques peuvent être apportées à chacune de ces spécifités, elles sont à concevoir dans l’ensemble plus large du projet d’établissement dont les trois axes correspondent aussi aux priorités de l’Agence pour l’enseignement français à l'Et ranger (AEFE).

- le premier concerne la maîtrise de la langue française sous laquelle aucun progrès n’est réalisable, y compris dans les disciplines scientifiques et technologiques.

- le deuxième concerne la maîtrise de l’orientation dans un établissement qui doit répondre aux attentes des élèves qui y feront toute leur scolarité ou qui sont de passage (enseignement adapté à l’orientation choisie et continuité des études en quittant l’établissement)

- le troisième concerne le nécessaire ouverture sur l’environnement qui constitue une expérience unique tant par l’acte pédagogique qu’elle enrichit que par la confrontation et le brassage des idées qu’elle génère, entraînant tolérance et respect mutuel chez les élèves dont le séjour à Djibouti est permanent ou provisoire.

La déclinaison pratique de ces trois axes passe nécessairement par un dialogue ouvert entre les familles et le corps enseignant, l’émergence de propositions efficaces et leur reconnaissance par l’ensemble de la communauté éducative.